Glossaire

Accrétion (n.f. )

Accumulation de sédiments pouvant être d’origine naturelle ou artificielle. L’accrétion naturelle de sédiments est réalisée par dépôts éolien ou marin sur la plage. L’accrétion artificielle correspond à une accumulation issue de la mise en place d’ouvrages de protection ou le dépôt à l’aide d’engins. (Coastal Engineering Research Center, 1984)

Acteur (n.m. )

Personne physique ou morale représentant les enjeux locaux et jouant un rôle important dans les décisions du territoire notamment en participant à la démarche de concertation (EID-Med).

Adaptation (n.m. )

Processus, action ou résultat dans un système, tel qu’un secteur, région ou pays, visant à permettre à ce système de mieux traiter, gérer ou s’ajuster à des conditions changeantes, des stress, dangers, risques et opportunités. Ces conditions changeantes peuvent être en particulier des stimuli climatiques, leurs effets ou impacts. (Smit & Wandel, 2006).

Agropyron (n.m. )

(syn. Chiendent des sables) Herbe de la famille des Graminées. Plante halophile caractéristique du haut de plage où elle colonise les « banquettes », atterrissement sableux en période de répit de l’érosion marine (in Guide de la Flore, de la Bretagne au Sud des Landes, Office National des Forêts, Éditions Sud-Ouest).

Aléa (n.m. )

Manifestation d’un phénomène naturel potentiellement dommageable d’occurrence et d’intensité donnée. (Etude de l’évolution du trait de côte du littoral des Bouches-du-Rhône au regard de l’érosion marine, SAFEGE SECROTRAP, juillet 2009)

Altération (n.f. )

Modification des propriétés physico-chimiques des minéraux, et donc des roches, par les agents atmosphériques, par les eaux souterraines et les eaux thermales. Elle dépend en particulier du climat, de la température des eaux, de la nature des roches et de leur degré de fracturation. Elle a généralement pour effet de rendre les roches moins cohérentes ce qui facilite leur désintégration.

Altérite (n.f. )

Toute roche résiduelle provenant de l’altération d’une roche antérieure.

Aménité (n.f. )

Attributs, naturels ou façonnés par l’homme, liés à un territoire et qui le différencient d’autres territoires qui en sont dépourvus. Elles ont donc des dimensions naturelle, économique, sociale ou culturelle (Cemagref, 2005).

Anthropique (adj )

Qualifie toute forme provoquée directement ou indirectement par l’action de l’homme.

Approche systémique (n.f. )

Théorie se proposant d’étudier un système dans son ensemble (MEEDM, 2009).

Arthropodes (n.m. )

Ensemble des Invertébrés à appendices articulés, comprenant les Insectes, Crustacés, Myriapodes et Arachnides. (Guide des insectes et petits animaux des dunes atlantiques, P.Dauphin, H.Thomas, L.Triolet)

Avant-côte (n.f. )

(syn, avant-plage) Portion de rivage située au dessus des plus basses mers. L’avant-côte est constamment immergée.

Baïne (n.f. )

(syn. sillon de plage, bâche) Terme gascon signifiant « petite bassine » et désignant une dépression topographique située sur le bas de plage, dans la zone intertidale, orientée longitudinalement ou obliquement par rapport aux barres sableuses et à la côte.

Banquette (n.f. )

Atterrissement sableux qui se forme en haut de la plage en période de répit de l’érosion marine (in Guide de la Flore, de la Bretagne au Sud des Landes, Office National des Forêts, Editions Sud-Ouest).

Barkhane (n.f. )

Dune en croissant à convexité tournée vers le vent, à concavité sous le vent et à pente raide marquée d’éboulement. Pour sa partie médiane, c’est une dune transversale par rapport au vent.

Bathymétrie (n.f. )

Topographie sous-marine.

Berme (n.f. )

Corps sédimentaire sableux de plage situé sur la zone supérieure de battement de la houle. Créé lors des périodes d’engraissement de plage par des houles calmes et régulières. Plusieurs bermes peuvent se succéder sur un profil de plage.

Biotope (n.m. )

Espace localisé où l’ensemble des facteurs physiques et chimiques de l’environnement reste constant.

Aire géographique restreinte formant un milieu physique défini ; il s’agit par exemple d’un désert, d’une grotte ou d’un lac.

Unité géographique d’un habitat occupé par une espèce ou une communauté.

Espace limité, caractérisé par des conditions écologiques données, et où se cantonnent une ou plusieurs espèces de plantes et d’animaux.

Caoudeyre (n.f. )

(syn. chaudière, chaudron) Dépression circulaire formée par le vent au sommet des dunes.

Catastrophe (n.f. )

Réalisation d’un danger, phénomène social. Il résulte de l’interaction entre un processus physique (l’aléa) tel qu’une force extérieure, une population vulnérable, des incertitudes. (Billé, 2008).

Cellules sédimentaires ou morpho-sédimentaires (n.f. )

Compartiments côtiers dans lesquels se produisent des phénomènes incluant la mise en mouvement des sédiments, leur transport et leur dépôt. Les limites de la cellule définissent la zone géographique dans laquelle le budget sédimentaire peut être calculé, ce qui donne le cadre pour une analyse quantitative de l’érosion et de la sédimentation. Entre deux cellules voisines, les échanges sont faibles voire nuls ou inférieurs à ceux réalisées à l’intérieur même de la cellule. On admet donc que sous l’action des facteurs naturels (houles, vents,…), le sable reste à l’intérieur de la cellule ou sort définitivement du système littoral (perte au large, à terre…). A cet égard, les cellules sédimentaires constituent les unités les plus appropriées pour atteindre l’objectif du statut de sédiments utiles et, par là, celui de la résilience côtière. En termes de pratique et de gestion, la cellule sédimentaire côtière se situe dans un cadre composé de trois zones géographiques : le bassin-versant, la ligne de côte et l’environnement marin proche de la côte (Programme EUROSION, 2004 et SDAGE RMC, 2005).

Changement climatique (n.m. )

Les changements climatiques signalés dans les relevés climatologiques sont attribuables aux variations internes du système climatique ou des interactions entre ses composantes, ou aux modifications du forçage externe d’origine naturelle ou anthropique. Il n’est généralement pas possible d’établir clairement les causes. Dans les projections qu’il établit sur l’évolution du climat, le GIEC ne tient généralement compte que de l’influence sur le climat de l’augmentation des gaz à effet de serre imputable aux activités humaines et d’autres facteurs liés à l’homme (glossaire du GIEC).

Climat (n.m. )

Ensemble des conditions atmosphériques, propre à une région du globe, caractérisé par les états habituels du temps et leurs fluctuations. Il est représenté par les statistiques d’ensemble de ces conditions pendant une période donnée.

Concertation (n.f. )

La concertation est l’action, pour plusieurs personnes, de s’accorder en vue d’un projet commun. Elle prépare une décision, sans forcément y aboutir (EID-Med).

Courant de turbidité (n.m. )

Mouvement d’une masse d’eau contenant en suspension des matériaux détritiques terrigènes, et qui, du fait de sa densité (ainsi rendu plus forte que celle des masses d’eau environnantes), descend par gravité les pentes marines et lacustres et vient s’épancher sur le fond où, sa vitesse diminuant, se sédimentent alors des éléments transportés.

Cycle sédimentaire (n.m. )

Séries d’événements et de transformations que subissent les sédiments au cours du temps : altération, érosion, transport, sédimentation, submersion, diagenèse (EID-Med).

Danger (n.m. )

Phénomène potentiellement dommageable. Menace sur des personnes et ce qui leur est précieux comme leur vie, bien-être, biens matériels, environnement. (Billé, 2008).

Décarbonatation (n.f. )

Diminution de la quantité de carbonates de calcium (CaCO3) dans un sol, par dissolution lente du calcaire dans de l’eau chargée de CO2 ou d’acides humiques.

Dérive littorale (l.f. )

Transport sédimentaire longitudinal par rapport à la côte, induit par les houles et les courants.

Détritique (adj. )
  1. qui est formé, en totalité ou en partie, de débris rocheux (par exemple sédimentation détritique),
  2. qui est un débris rocheux, par exemple un minéral détritique.
Diaclases (n.f. )

Cassure de roche ou de terrain sans déplacement relatif des parties séparées. S’emploie plus spécialement pour des cassures perpendiculaires aux couches sédimentaires (termes associés : faille, joint).

Dunaire (adj )
  1. dont la forme se rapproche de celle des dunes.
  2. Qualifie tout phénomène qui induit une accumulation sableuse sous l’effet d’un agent de transport (vent, courants de marée, houle).
Dune (n.f. )

Accumulation de sable édifiée par un agent de transport, on distingue les dunes éoliennes (édifiées par le vent) des dunes sous-marines (édifiées par les courants ou la houle).

Dune parabolique

Dune en croissant, la partie concave étant orientée face au vent.

Ecosystème dunaire (n.m. )

Ensemble composé des différents habitats dunaires, des espèces qui y habitent et des interactions entre ces espèces et avec leurs habitats (Université d’Evry, CNRS, 2006).

Elévation du niveau de la mer (n.f. )

Augmentation du niveau moyen des mers causé par le réchauffement climatique, estimée entre 0,18 et 0,59 mètre d’ici 2090-2099 (Alley et al., 2007). L’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (2010) conseille de considérer aussi une hypothèse extrême à +1m.

Engraissement (n.m. )

Accumulation de sédiments sur une plage en dehors des phases de tempêtes. Élévation par sédimentation du profil transversal d’une plage, d’un cordon littoral ou d’un lobe de méandre.

Enjeu (n.m. )

Personnes, biens, activités, moyens, patrimoines susceptibles d’être affectés par un phénomène naturel (Etude de l’évolution du trait de côte du littoral des Bouches-du-Rhône au regard de l’érosion marine, SAFEGE SECROTRAP, juillet 2009). L’enjeu se caractérise par son importance (nombre, nature, etc.) et sa vulnérabilité.

Epi (n.m. )

Ouvrage de défense transversal par rapport au trait de côte. L’épi permet de retenir une partie de la charge sédimentaire véhiculée par la dérive littorale.

Erosion (n.f. )

Ensemble de phénomènes externes qui, à la surface du sol ou à faible profondeur, modifient le relief par enlèvement de matière solide.

On distingue deux grands types de phénomènes dont, le plus souvent, les effets s’additionnent :

  1. les processus chimiques avec altération et dissolution par les eaux ou moins chargées de gaz carbonique. Ces phénomènes dominent, p. ex., dans la formation des modelés karstiques.
  2. les processus physiques ou mécaniques avec désagrégation des roches et enlèvement des débris par un fluide, d’où les distinctions entre les érosions éolienne, fluviatile, glaciaire, marine.
Estran (n.m. )

(syn. plage) Espace côtier situé entre les limites de haute et de basse mer.

Evapo-transpiration (n.f. )

Pertes d’eau sur une surface donnée et en un temps donné, par évaporation à la surface du sol et par transpiration des plantes.

Fetch (n.m. )

Distance sur laquelle agit un vent de direction constante sur une mer libre pour produire un système de vagues donné.

Le fetch contribue d’une façon importante à la terrible force des vagues en Mer du Nord, ou dans l’Atlantique, parce qu’il est très long et affecte à la fois la hauteur et la période des vagues.

Flysch (n.m. )

Formation sédimentaire détritique, souvent très épaisse et rythmique, résultant de la décantation des particules fines. Leur mode de sédimentation est à rapprocher des deltas sous-marins profonds actuels.

Génie écologique (n.m. )

Utilisation de processus écologiques pour construire ou imiter des milieux naturels dans un but d’ingénierie. Le génie écologique a également été définit comme la conception d’écosystème qui intègre la société humaine et son environnement naturel pour le bien des deux (Mitsch, 1998).

Géomorphologie (n.f. )

(syn. morphologie, appliquée aux sciences de la terre) Science connexe ou branche de la géographie physique qui étudie et explique les formes du relief terrestre.

Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) (n.f. )

C’est un processus dynamique et réflexif qui réunit gouvernement, société et sciences, intérêts publics et privés dans la préparation et l’exécution des politiques de protection, de développement des espaces et d’utilisation de ses ressources (Andreu-Boussut, 2008). Ce processus va dans le sens d’un développement durable des zones littorales qui se veut économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable.

GPS

(Global Positioning System) (sigle anglais) : Système de positionnement à l’échelle du globe, s’appuyant sur des signaux émis par un ensemble de satellites artificiels.

Granularité (n.f. )

Caractéristique d’un sable en fonction des familles de grains qui le composent et qui sont classées par tailles.

Granulométrie

Mesure du classement ou de la répartition des sédiments en fonction de leur taille.

Gravitaire (adj )

Qui a comme moteur la gravité, exemple de phénomènes gravitaires : loupes de glissement, coulées boueuses, éboulements.

Haut de plage (l.f. )

Partie de la plage située entre le pied de dune ou de falaise et la limite des hautes mers de marées moyennes.

Holocène (n.m. )

Partie la plus récente de l’ère quaternaire dont on fixe le début aux environs de 10.000 ans BP (before present).

houle (n.f. )

Mouvement ondulatoire de la surface de la mer qui se manifeste de façon épisodique sous l’action du vent. Les oscillations de la houle, généralement très régulières, peuvent se propager sur de grandes distances ; leur profil est approximativement sinusoïdal, ce qui permet de définir des crêtes, des creux, une amplitude, une longueur d’onde et une célérité de l’onde de houle. Dans le mouvement de la houle, l’eau oscille sur place au passage de l’onde. Ces déplacements verticaux développent de l’énergie sous forme cinétique et potentielle.

infratidal (adj )

Situé au-dessous du niveau de la basse-mer.

Jet de rive (n.m. )

Le jet de rive correspond au filet d’eau montant sur l’estran instantané à la suite du dernier déferlement. Le jet de retour correspond au filet d’eau descendant (back-wash). Ces deux mouvements de montée et de descente définissent le swash, aussi appelé jet de rive. La limite maximale atteinte par le jet de rive est primordiale pour définir la côte d’attaque des vagues de tempêtes (EID).

Lido (n.m. )

Cordon littoral généralement bas et large de quelques centaines de mètres séparant la mer d’une lagune (EID-Med).

Littoral (n.m. )

Zone de contact entre l’hydrosphère, l’atmosphère et la lithosphère. Au sens strict, c’est la zone comprise entre les plus hautes et les plus basses mers. La largeur de ce domaine est variable ; il englobe l’arrière-côte dans la terre ferme, le rivage proprement dit et la zone de balancement des marées ou estran, ainsi que l’avant-côte submergée en permanence.

Loupe (n.f. )

Petite masse glissée de terrain formant grossièrement une demi-sphère convexe vers le bas et dégageant une niche d’arrachement (loupe d’arrachement, de glissement).

Marée (n.f. )

Variations du niveau de la mer dues principalement aux actions combinées de la lune et du soleil.

Marée de mortes-eaux

Marée de faible marnage (coefficient < 60) se produisant deux fois par mois au premier et au dernier quartier de lune.

Marée de vives-eaux

Marée de fort marnage (coefficient > 80) se produisant deux fois par mois à la pleine et à la nouvelle lune.

Marnage (n.m. )

Amplitude d’une marée, distance verticale entre la limite de la basse et de la haute mer.

Météorologie (n.f. )

Étude des phénomènes atmosphérique ayant pour but pratique d’établir des prévisions d’état du temps. (un réseau mondial de stations transmet aux météorologistes des renseignement locaux : pression atmosphérique, force du vent, température, humidité…)

minutes de Beautemps-Beaupré

Les minutes sont des documents originels servant à l’établissement d’une carte. Les premiers levés de grande exactitude concernant l’ensemble de la côte Aquitaine ont été réalisés lors des missions hydrographiques de Bautemps-Baupré sous la restauration (1824-1826). C’est de ce travail qu’est extrait « le trait de côte » servant de référence ancienne dans la quantification de l’évolution à long terme.

Mitigation (n.f. )

Ce terme venu de l’anglais signifie littéralement atténuation mais il est employé tel quel (en anglais) dans la littérature Action qui conduit à réduire l’intensité de certains aléas (inondations, submersion marine…) et la vulnérabilité des enjeux pour faire en sorte que le coût des dommages liés à la survenue de phénomènes climatologiques soit supportable par notre société (SMBT, 2009).

Orientation stratégique (n.f. )

Conseils à la gestion des espaces littoraux combinant la prise en compte des principes stratégiques définis et le croisement aléa et enjeux selon les différents secteurs de l’espace (SMNLR, BRL, EID-Med, 2003).

Ouvrage de protection lourd (n.m. )

Éléments artificiels constitués majoritairement à l’aide d’enrochements et permettant de limiter les risques d’érosion et de submersion. Ces solutions techniques ont un impact fort sur le système littoral et notamment sur les flux sédimentaires.

Overwash (n.m. )

Processus de débordement par submersion d’un cordon sableux lors d’une tempête formant un cône de débordement (washover) (EID-Med).

Oxydation (n.f. )

Nom donné à une réaction au cours de laquelle une particule chimique (atome, ion ou molécule ) perd ou cède des électrons à une autre particule.

Une zone d’oxydation est une zone dans laquelle pénètrent les eaux de surface et où les minéraux sont oxydés.

Oyat (n.m. )

Herbe robuste, à feuille enroulée à pointes aiguës. Espèce caractéristique des dunes mobiles dont elle est un facteur d’édification. Cette plante est utilisée abondamment pour les travaux de stabilisation des sables. (in Guide de la flore des dunes littorales, Office National des Forêts, édition du Sud-Ouest)

Patrimoine culturel (n.m. )

Le patrimoine culturel se définit ainsi par l’ensemble d’éléments matériels et immatériels participant à la reproduction d’un groupe, physique ou intellectuel, et le caractérisant dans son identité (Barrière, 2005).

Patrimoine naturel (n.m. )

Ensemble des biens dont l’existence, la production et la reproduction sont le résultat de l’activité de la nature, même si les objets qui le composent subissent des modifications du fait de l’Homme (INSEE 1986)

Période de la houle (n.f. )

Unité de temps (s) qui sépare le passage de deux crêtes de houles (EID-Med).

période de retour

La période de retour caractérise le temps statistique entre deux occurrences d’un événement naturel d’une intensité donné. Un événement ayant une période de retour de 10 ans aura statistiquement 1 chance sur 10 de se produire dans l’année.

Plage (n.f. )

(syn. estran) Espace côtier situé entre les limites de haute et de basse mer, formé de sable ou de gravier (mais non de vase).

Plateau continental (l.f. )

(syn, plate-forme continental) Étage sous-marin, situé entre la côte et le talus continental. Le plateau continental est relativement large (70 à 80 km en moyenne parfois plusieurs centaines de kilomètres) mais peu profond (de 0 à –130 ou –180 m). L’isobathe de –200 m constitue la limite légale de la plate-forme continentale.

Poldérisation (n.f. )

Action d’endiguer des espaces afin d’obtenir une étendue artificielle de terre dont le niveau est inférieur à celui de la mer. Les polders sont réalisés par drainage provoquant l’assèchement de marais, estuaires, de lacs, ou de zones littorales (EID-Med).

Principe stratégique (n.m. )

Règle établie afin de mettre en œuvre une politique concertée et durable de gestion du littoral, et qui devra être partagée par l’ensemble des acteurs du littoral (SMNLR, BRL, EID-Med, 2003).

Profil de plage (l.m. )

Représentation en coupe d’une plage figurant sa topographie.

Protection douce (n.f. )

Utilisation de techniques limitant les risques d’érosion et de submersion et ayant un faible impact sur le système littoral. On trouve parmi ces techniques la mise en place de ganivelles, la végétalisation, le rechargement de plage (EID-Med).

Rechargement de plage (n.m. )

Processus de reconstitution d’une plage de façon artificielle par apport de matériaux obtenus par draguage ou obtenus depuis des dépôts émergés (EID-Med).

Recul stratégique (n.m. )

Le recul stratégique est un mode de gestion du littoral qui consiste à déplacer les enjeux (habitations, infrastructures, …) afin de les mettre à l’abri des risques naturels et de fournir au système littoral un espace de liberté suffisant à son équilibre. Il s’agit d’une forme durable d’adaptation au changement climatique. Le recul stratégique constitue la seule méthode réellement durable de gestion des risques érosion et submersion marine, les autres modes de gestion, même doux, ne sont là que pour laisser le temps aux occupants du littoral de s’adapter (EID-Med, 2010).

Résilience côtière (n.f. )

Capacité inhérente de la côte à répondre aux changements induits par la montée du niveau de la mer, aux événements extrêmes et aux impacts humains occasionnels, tout en conservant les fonctions du système côtier à long terme. La résilience dépend de deux facteurs clés : les sédiments et l’espace disponible pour les processus côtiers. La résilience côtière diminue à cause des déficits chroniques de sédiments et des limites imposées à l’espace nécessaire pour faire face au retrait naturel des falaises et des systèmes sédimentaires et à la redistribution des sédiments par suite de ce retrait (Programme EUROSION, 2004 et SDAGE RMC, 2005).

Restauration dunaire (n.f. )

Gestion des dunes littorale basée que la restauration écologique (EID-Med).

Restauration écologique (n.f. )

Processus par lequel on rétabli l’équilibre d’un écosystème qui a été endommagé, détruit ou perturbé (SERI, 2004).

Risque (n.m. )

Le risque est un événement dommageable, doté d’une certaine probabilité, conséquence d’un aléa naturel survenant dans un milieu vulnérable. Le risque résulte, donc, de la conjonction de l’aléa et d’un enjeu, la vulnérabilité étant la mesure des dommages de toutes sortes rapportés à l’intensité de l’aléa. A cette définition technique du risque, doit être associée la notion d’acceptabilité pour y intégrer sa composante sociale (Bourrelier, 1997). Le risque majeur se caractérise par sa faible fréquence, sa gravité et l’incapacité de la société exposée à surpasser l’événement. Des actions sont dans la plupart des cas possibles pour le réduire, soit en atténuant l’intensité de l’aléa, soit en réduisant la vulnérabilité des enjeux.

Sédiment (n.m. )

Matériaux provenant de l’érosion et du démantèlement de roches formées antérieurement.

Seiche (n.f. )

Basculement d’un plan d’eau dû à une onde stationnaire de période supérieure à une minute (EID-Med). Les seiches sont très fréquentes dans les ports et moins connues en nature.

Sillon (n.m. )

Terme désignant une dépression ou un chenal situé sur la plage, pouvant également désigner un tombolo en géomorphologie.

Slump (n.m. )

Formation sédimentaire résultant d’un glissement en masse de sédiments encore gorgés d’eau, qui donne naissance à des plis ou des brèches. Son origine reste mal connu. Sa liaison avec des tremblements de terre a parfois été constatée.

Submersion marine (n.f. )

Inondation temporaire de la zone côtière par la mer dans des conditions météorologiques extrêmes, pouvant cumuler dépression atmosphérique, vent violent, forte houle, associés aux phénomènes marégraphiques provoquant une surélévation du niveau moyen de la mer, aggravés lorsque ces phénomènes se conjuguent à l’occasion d’une tempête. (DRE L-R, 2008)

Substratum (n.m. )

Terme très général désignant ce sur quoi repose une formation géologique prise comme référence.

supratidal (adj )

Situé au-dessus du niveau de la pleine mer.

Surcote (n.f. )

Élévation temporaire du niveau de la mer due à une chute de la pression atmosphérique, notamment au cours d’une tempête (EID).

Système d’Information Géographique (l.m. )

(SIG) Système de gestion de base de données pour la saisie le stockage, l’extraction, l’interrogation, l’analyse et l’affichage de données localisées géographiquement. Il permet de disposer d’un ensemble de données repérées dans l’espace, structurées de façon à pouvoir en extraire commodément des synthèses utiles à la décision en matière d’environnement.

Système d’information géographique - SIG (n.m. )

Un Système d’Information Géographique est un système de capture, de stockage, d’analyse et de gestion de données et d’attributs associés, qui sont spatialement référencés. C’est un moyen informatique capable d’intégrer, stocker, éditer, analyser, partager et exposer des informations géo référencées (EID-Med).

Tidal (adj )

Mot anglais signifiant « relatif à la marée ». On distingue :
- infratidal (adj.) : situé au-dessous du niveau de la basse-mer,
- intertidal (adj.) région située entre la basse et la pleine mer (syn. zone de battement des marées, estran),
- supratidal (adj.) : situé au-dessus du niveau de la pleine mer.

Tombolo (n.m. )

Cordon sableux reliant une île à la terre ferme. Les tombolos se localisent sous la partie de l’île protégée du vent et des vagues (voir sillon).

Trait de côte (l.m. )

Représente le plus souvent la limite des plus hautes mers, mais la définition de cette locution peut varier selon l’usage : zéro hydrographique, zéro NGF, pied de dune, berme…

Turbidite (n.f. )

Couche de sédiments détritiques déposée par un courant de turbidité, généralement observée au pied du talus continental. On appelle flysch un empilement de turbidites. (voir courant de turbidité)

Vulnérabilité (n.f. )

La vulnérabilité exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l’aléa sur les enjeux. Elle caractérise la plus ou moins grande résistance d’un enjeu à un événement donné. Degré auquel un système est susceptible et incapable de faire face à un dommage ou un dégât. La sensibilité d’une communauté aux impacts des aléas dépend d’un ensemble de conditions et processus résultant de facteurs sociaux, économiques et environnementaux (MEEDAT).

Zéro hydrographique (l.m. )

Niveau des plus basses mers de vives-eaux, utilisé sur les cartes marines.

Zéro NGF (l.m. )

Niveau zéro du Nivellement Général de la France, utilisé sur les cartes de l’IGN.